Bien plus qu’un simple contenant
Longtemps, l’emballage a été perçu comme un élément secondaire : un bout de plastique ou de carton destiné à protéger, contenir, informer.
Mais cette vision appartient au passé.
En 2026, l’emballage devient un vecteur de performance, de réduction d’impact et de différenciation marché. Et ce changement s’accélère sous l’effet d’un cadre réglementaire européen très clair : le règlement PPWR (UE 2025/40), applicable dès août 2026.
Réduction, réemploi, recyclabilité réelle : les règles du jeu changent. Et pour les marques, c’est autant une contrainte… qu’une opportunité stratégique.
5 innovations emballage à connaître (et à comprendre)
1. Les bouteilles en papier (paper bottles)
L’idée ? Alléger radicalement les emballages en remplaçant le verre ou le plastique par une coque en carton avec une fine poche interne.
Moins de poids = moins d’émissions transport = meilleure empreinte carbone.
Exemples : vins “Collective Good” (USA), test Johnnie Walker par Diageo.
À surveiller : la filière de tri, la recyclabilité du liner plastique.
2. Les bioplastiques biosourcés et compostables
Fabriqués à partir d’amidon, de résidus végétaux, ou par fermentation, ces matériaux s’adressent aux formats où le plastique reste difficile à éviter (films, barquettes).
Mais “compostable” n’a de valeur que si la filière existe réellement sur le terrain.
Exemples : barquette de fraises en PHA, sachets de lait biodégradables en Inde.
3. Les emballages intelligents et actifs
L’emballage devient un mini-labo :
- Il capte des données (température, gaz, dégradation…)
- Ou il agit (antioxydants, absorbeurs d’oxygène…)
Objectif : moins de gaspillage, plus de sécurité, une meilleure compréhension de la fraîcheur réelle.
À surveiller : coût, robustesse, compatibilité recyclage.
4. Le réemploi “tracké”
Emprunter un contenant réutilisable, le retourner simplement, et le suivre à distance.
Des systèmes comme Tap-to-Reuse simplifient le geste pour l’utilisateur, tout en donnant de la donnée exploitable aux marques.
À surveiller : logistique du retour, lavage, perte, éducation client.
5. Le retour du mono-matériau
Fini les plastiques multicouches impossibles à recycler.
L’Europe impose des structures plus simples, recyclables dans la vraie vie.
Exemples : film PE recyclé, barquettes mono-PET ou carton+liner facilement séparables.
À surveiller : performance barrière, compatibilité machines existantes.
Ce qu’il faut retenir
En 2026, l’emballage n’est plus un simple habillage.
C’est un levier stratégique de conformité, de logistique, de perception client… et de différenciation.
L’emballage et la recette ne se pensent plus séparément. C’est dans leur cohérence que se joue la réussite d’un lancement.
Comprendre les tendances, choisir les bons matériaux, formuler un cahier des charges adapté : autant d’enjeux clés dans la formulation d’un nouveau produit.